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DÉCLARATION LIMINAIRE : FS du CSAL du 9 janvier 2026

la DGFIP payera une fois de plus un lourd tribut.
C’est encore 550 suppressions d’ETP, qui s’ajoutent aux 30 000 depuis 2010 soit 28 % de ces
effectifs et auxquelles on ajoutera 700 ETP en 2027.
Dans le rapport fait à l’Assemblée Nationale, le rapporteur indique que « les effectifs de la DGFiP
sont passés de près de 126000 agents en 2008 à 92 562 au PLF 2025, soit une réduction d’un tiers
en 15 ans. Le recul des effectifs de la DGFiP est par ailleurs aggravé par la tendance à la sous
exécution des schémas d’emplois votés.
Le rapporteur spécial dénonce « la poursuite d’une politique austéritaire utilisant la DGFiP comme
premier réservoir de suppression de postes de fonctionnaires. Il estime en outre nécessaire une
évaluation des effets des réformes conduites au sein de la DGFiP sur les emplois alors que 61% des
agents estiment que la DGFiP n’évolue pas dans le bon sens, soit l’un des plus hauts taux de la
fonction publique d’État. »
« Le rapporteur spécial estime « toutefois que le déficit d’attractivité est à chercher dans les
conditions de travail dégradées des agents plutôt que dans un manque de visibilité de la DGFiP.
Les résultats de l’enquête de l’Observatoire interne de la DGFiP publiés en avril 2024 révèlent en
effet un mal-être des agents des ministères économiques et financiers, et particulièrement de la
DGFiP, dans leur travail. L’Observatoire constate que 38% des agents des ministères décrivent
leur état d’esprit comme désabusé et 35% fatigué, tandis que seulement 5% s’estiment heureux. À
cet égard, l’annulation du fond pour l’amélioration du cadre de vie des agents au travail négocié
avec les organisations syndicales par le décret n°2024-124 du 21 février 2024 est un mauvais
signal pour les agents de la DGFiP. »
Et après on s’étonnera du nombre de suicides ou de tentatives de suicide, dans notre
administration.
Au plan local, les services ont déjà un pied dans le gouffre, les agents sont en souffrance. Car
derrière cette comptabilité malsaine, il y a de l’humain !! Des hommes et des femmes qui tentent de
soutenir , avec le peu de force qui leur reste, les murs d’une administration qui s’écroule.
Non, Monsieur le directeur, les agents DGFIP ne sont pas des fainéants et ils prouvent chaque jour,
qu’ils ont un très grand sens du service public ;
Pourtant, nous direz-vous, notre direction peut se targuer, d’avoir proposé, des stages pour gérer le
stress, pour mieux conduire, pour mieux faire du vélo, des séances de massages pour relaxer les
personnels.
Monsieur le directeur, cela ne serait suffire pour éradiquer le mal-être des agents, face à la charge
de travail exponentielle, face à la suppression de tous leurs droits acquis, face à l’attaque de leur
rémunération (gel du point d’indice qui représente 23% de pertes du pouvoir d’achat depuis l’an
2000, face à la suppression de la GIPA, au jour de carence, aux arrêts maladie payés à 90%, face à
la suppression du TARGERFIP pour masquer et supprimer les postes vacants, face à la suppression
des CAP mutation, face aux nombreuses restructurations dévastatrices, face à la perte de sens dans
leur travail, face à une gouvernance à la hussarde qui bafoue les règles de droits, face à la non
reconnaissance, face au manque de respect, face au mépris.
Pour parfaire toutes ces mesures dévastatrices, s’est instauré un dialogue social complètement
dénaturé. Les mesures tombent sans concertation avec les personnels, ni même leur représentant.
Le CSAL est devenu une chambre d’enregistrement où le directeur et ses bras droits imposent leurs
décisions. Vous pouvez donner votre avis, mais de toute façon, il n’en sera pas tenu compte.
Le plan d’amélioration des conditions de travail et de prévention des risques suicidaires n’est
qu’une ébauche et sa planification se déroule sur 2 ans. C’est long, bien trop long, car la
catastrophe est là, et nos directeurs et parfois encadrants ont les yeux fermés ou sont eux-mêmes
démunis.
Lors de notre visite sur les mois de novembre et décembre 2025, sur les sites du 82, nous avons
constaté que nombre de services sont au bord du précipice. Deux d’entre eux sont particulièrement
touchés par le manque de personnel et la surcharge de travail. Les agents et les encadrants sont à
nos yeux, en danger. C’est pourquoi nous demandions que la Formation Spécialisée soit saisie
d’une enquête sur les SGC de Caussade et le SGC de Montauban où un agent nous a clairement
énoncé « qu’il avait envie se pendre lorsqu’il arrivait au travail ».
Les autres services ne sont pas exemptés des souffrances au travail, une médiation est en cours au
PUC et ne semble pas apporter l’apaisement, bien au contraire,
le SIP de Tarn et Garonne est en surchauffe,
le SDIF de Tarn et Garonne se bat contre un logiciel inopérant depuis 3 ans et empile les priorités,
le SIE de Tarn et Garonne et son antenne en grande inquiétude quant à leur devenir et le
supplément de charges qui s’annoncent alors qu’ils sont déjà débordés.
Voilà Monsieur le Directeur, le bilan que vous laisserez en partant à la retraite !!! Une direction
dévastée, par l’application sans humanité des exigences d’une direction générale sourde aux
signaux d’alarme.
Nous ne cessons d’alerter sur le mal-être des agents, sur les arrêts maladie qui augmentent, sur un
management toxique (brimades, réflexions désobligeantes, refus de congés, refus de formation,
mise en compétition inadaptée et non-écoute).
Non Monsieur le directeur, un chef de service n’a pas toujours raison, c’est un humain comme les
autres, et il peut être toxique. Le pouvoir ne doit pas être un exutoire de ses propres problèmes, de
ses peurs de ses limites ou de ses ambitions.
18 suicides et 18 tentatives connues pour l’année 2025 à la DGFIP !!! La DDFIP82 souhaiteraitelle
faire partie de ce macabre recensement ?
Qu’elles sont les réponses apportées ? Encore plus de coups de bâton ?
Apparemment oui, puisque, après les suppressions d’emplois et tout ce que nous venons
d’énumérer, la DG s’attaque au budget, et en particulier aux frais de déplacement des agents. Les
frais pour les stages de formation et déplacements dans le cadre du travail sont refusés en masse à
l’appui d’une note locale restrictive aux textes réglementaires.
Une équipe EDR, anciennement présentée comme un soutien fondamental auprès des agents
devrait se cantonner à traiter des missions télétravaillables. La mutualisation des connaissances ?
Pour quoi faire ? Le soutien technique ? Quesaco ?
Le télétravail vous le refusez en masse, pour ne pas abîmer la cohésion des équipes, mais pour les
EDR ce n’est plus indispensable !!!
Nous nous demandons tout de même où sont passées les économies réalisées sur les suppressions
de trésoreries de proximité. Loyers et charges d’entretien et de chauffage ? Les SGC payent le prix
de cette restructuration au détriment de leur santé.
Et en même temps, le 16 octobre 25 s’est tenu un webinaire national sur les « cartes affaires ».
carte d’achat professionnelle personnelle, attribuée aux directeurs et directrices, départementaux et
régionaux, dont le plafond de dépenses mensuelles est fixé à 6000 euros. « La carte affaires, vise à
permettre le paiement des frais de déplacement, de représentation et de réception non couverts par
des accords-cadres à bons de commandes, évitant ainsi le versement d’avances individuelles ».Les
dépenses prises en charge sont, pêle-mêle : repas au restaurant, boissons, fleurs, hébergement, titre
de transport, location de véhicule, pressing, visites culturelles, cadeaux…
Au regard des restrictions drastiques et parfois illégales imposées aux agents, n’est-ce pas du
mépris ??
Et les primes perçues par nos directeurs pour leur bonne statistique, on en parle ? Bonne
statistique extirpée sur la santé physique et mentale des agents
Pendant ce temps là, également, notre Directrice Générale, Mme Amélie Verdier, a opéré entre le
18 septembre et le 4 novembre 2025, un voyage en Corse, un voyage en Martinique, un voyage en
Guadeloupe, dans le Gard et en Ardèche. Nous ne pensons pas qu’elle ait été ennuyée pour les frais
de déplacements occasionnés.
Par cette demande de réunion de la formation spécialisée, les représentants lancent une fois de plus
une alerte et attendent cette fois, des réponses concrètes. Nous vous rappelons qu’en tant que
directeur vous êtes responsable de la sécurité et de la protection de la santé physique et mentale
des agents.

Article publié le 16 janvier 2026.


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